Une seule santé

Niveau d'echelle :

Equivalents étrangers : One health (en)

Définition :

Le concept de « one health », traduit par « une seule santé », vise à prendre en compte les interdépendances entre l’état de santé des différents domaines du vivant (des écosystèmes à l’homme). Considérer ces interdépendances permet de renouveler l’analyse de la durabilité des systèmes agro-alimentaires. Cette analyse s’appuie sur différents indicateurs de santé des domaines du vivant, dont des exemples sont donnés ci-dessous.

Les façons de produire en agriculture et de transformer les matières premières dans l’agro-industrie pour produire des aliments, impactent à la fois l’environnement local (nitrates, ammoniac, biodiversité) et global (émissions de gaz à effet de serre), mais aussi la santé humaine (l’espérance de vie en bonne santé). Selon les conditions de production agricole, la santé du sol dépend de sa faune (présence de vers de terre) et de ses micro-organismes (teneur en matières organiques). La santé des plantes cultivées et des animaux d’élevage (la résistance aux maladies) dépend aussi de leurs conduites. A plus large échelle, la santé des territoires (la résilience des écosystèmes en fonction de leur organisation spatiale) est aussi impactée. In fine, la santé de l’homme est affectée par l’environnement, la composition des aliments (résidus de pesticides) et la nature des aliments qu’il consomme (rapport entre protéines végétales et animales, type de procédé de transformation). Pour signifier que les états de santé dans ces différents domaines du vivant sont largement interdépendants, on parle « d’une seule santé ».

L’agroécologie, basée sur une plus forte biodiversité végétale et animale, permet d’initier des cercles vertueux entre la santé de plusieurs domaines du vivant. Citons, par exemple, l’importance des légumineuses pour la santé des agroécosystèmes et de l’homme : (i) leur insertion dans les systèmes de cultures réduit le besoin en engrais azotés de synthèse et donc les émissions de gaz à effet de serre, et améliore la fertilité des sols ; (ii) leurs nutriments contribuent à une meilleure santé des animaux (richesse en oméga-3 de la luzerne) et de l’homme (richesse en polyphénols, protéines, fibres).

Publié le 07 juin 2017

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