Ressource fourragère

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Définition :

Les fourrages proviennent de différents couverts végétaux : les parcours qui sont généralement pâturés, les prairies et les cultures fourragères (luzerne, méteil, maïs ensilage, etc) qui peuvent être pâturés et/ou récoltés.

Les fourrages récoltés peuvent être distribués à l’auge en vert ou conservés par voie sèche (foin) ou par voie humide (ensilage ou enrubannage). La ressource fourragère n’existe pas en elle-même, elle est la résultante des interactions entre troupeau, pratiques et couvert végétal. Elle se construit par le développement de compétences des éleveurs en fonction des objectifs de performances et de gestion des risques qu’ils se fixent.

L’objectif agronomique associé à la ressource fourragère est qu’elle soit en quantité suffisante, tout au long de l’année, appétante et équilibrée en nutriments. Les besoins en fourrages des animaux s’estiment à partir de la composition du troupeau. En revanche, il est plus difficile d’anticiper la disponibilité en fourrages qui dépend de la variabilité du climat entre années, et ce à chaque saison.

La gestion des ressources fourragères nécessite donc beaucoup de savoir-faire et de capacités d’anticipation de la part de l’agriculteur pour choisir ses ressources fourragères, dimensionner leurs surfaces et planifier leur mode de valorisation afin d’être assez flexible face aux fluctuations du climat. Au-delà des quantités de fourrages offertes, cette gestion doit aussi prendre en compte la valeur alimentaire qui comprend la valeur nutritionnelle (teneur en énergie et en protéines) et la valeur d’encombrement (aptitude des aliments à être ingérés). C’est en gérant de manière cohérente le pâturage et la distribution des stocks récoltés qu’il est possible de trouver un compromis stable sur l’année entre qualité et quantité des fourrages.

La gestion des ressources fourragères s’appuie sur les principes de l’agroécologie lorsqu’elle s’inscrit dans un système basé sur la diversité biologique des ressources végétales dont la complémentarité dans le temps et l’espace contribuent à l’autonomie des élevages.

Publié le 06 février 2018
Références bibliographique :

Association Française de Pastoralisme. 2016. L’Agroécologie. Du nouveau pour le Pastoralisme ? Éditions Cardère. 106p.

BEAUMONT R., AUFRERE J., MESCHY F. 2009. La valeur alimentaire des fourrages : rôle des pratiques de culture, de récolte et de conservation. Fourrages 198, 153-173.

VIGNAU-LOUSTAU L; HUYGHE C. 2008. Stratégies fourragères. Éditions France Agricole, 336 p.

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