Race mixte

Niveau d'echelle :

Equivalents étrangers : multipurpose breeds (en); Razas mixtas (es); Mehrnutzungsrasse (de)

Définition :

Le terme de race mixte s’applique généralement aux bovins qui sont exploités à la fois pour leurs aptitudes laitières et bouchères. Leur lait, riche en protéines, présente une excellente valeur fromagère. Leurs qualités maternelles en font des races de mère efficaces dans la production de viande. Les races mixtes sont d’ailleurs souvent « le fleuron » des filières qualité.

Comparées aux races spécialisées (Prim’Holstein en système laitier ou Charolaise en système allaitant), les races mixtes (Tarentaise, Normande, Abondance, Aubrac) ont été moins sélectionnées sur une production donnée. Il en résulte des animaux qui ont de meilleures aptitudes en termes de reproduction, de santé et de traits fonctionnels (fertilité, longévité et morphologie). Ce sont des races généralement rustiques, s’adaptant très bien aux zones difficiles de montagne et aux variations climatiques.

Du fait de leur plus faible productivité spécifique, ces races sont davantage intégrées dans des systèmes herbagers que dans des systèmes conventionnels. Ces derniers privilégient une race comme la Prim’Holstein qui produit plus de 9000 kg de lait par an à une race mixte comme la Tarentaise qui produit au mieux 5000 kg de lait par an. Cependant, les éleveurs de races mixtes valorisent la diversité et surtout la qualité des produits, reconnue le plus souvent par des appellations (Fromage de Laguiole, Beaufort). Cette double production permet à l’éleveur d’être plus résilient en valorisant mieux ses veaux et/ou ses vaches de réforme, s’assurant ainsi une meilleure sécurité économique. Il optimise mieux sa surface fourragère, réduit ses coûts de production et limite le bilan carbone de son troupeau.

On comprend donc que les races mixtes, plus rustiques, adaptées à un territoire, sont moins dépendantes des intrants et moins sensibles aux contraintes environnementales. L’autonomie alimentaire est donc plus facilement envisageable à l’échelle de l’exploitation, en système herbager en considérant la place du ruminant dans l’agroécosystème.

Publié le 06 février 2018
Références bibliographique :

Pfmilin A., Faverdin P. 2014. Les nouveaux enjeux du couple vache – prairie à la lumière de l’agroécologie. Fourrages, 217: pp 23-35.

 

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