Couverture végétale permanente

Niveau d'echelle :

Equivalents étrangers : Permanent plant cover (en)

Crédit photo : Jean-Pierre Sarthou
Définition :

Alternance successive de cultures annuelles et de cultures intermédiaires, de façon à ce que le sol soit toujours occupé par des plantes maîtrisées.
Le choix des espèces à implanter durant l’interculture est essentiel. Il dépend de la succession de cultures et du matériel disponible pour le semis, ainsi que des objectifs et des contraintes de la période d’interculture (amélioration de la fertilité azotée grâce aux légumineuses, gestion des bio-agresseurs). Ce choix se fera également en fonction du type de sol, du mode de destruction (physique ou chimique) et du prix des semences.
Les effets directs de la couverture végétale permanente des sols sont :

  • L’augmentation du taux de matière organique, à condition que les résidus de récolte et la culture intermédiaire soient laissés et se décomposent sur place.
  • L’amélioration de la structure et de la fertilité du sol grâce aux systèmes racinaires différents et à la fixation de l’azote via les légumineuses.
  • La mise en place d’une régulation biologique contre le développement des adventices par compétition hydrominérale et lumineuse et des ravageurs en favorisant l’installation de prédateurs entomophages et granivores.
  • L’introduction de nouvelles espèces dans la rotation, diminuant ainsi la pression parasitaire.
  • La réduction de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques, d’une part, et la diminution de la lixiviation du nitrate d’autre part, réduisant la pollution des cours d’eau et des nappes phréatiques.

La couverture végétale permanente des sols induit aussi des effets indirects. En effet, elle accroît l’activité biologique du sol  et par là améliore ses propriétés physico-chimiques (température tamponnée, fertilité chimique, circulation et rétention de l’eau, aération du sol…). Les racines des plantes utilisées y contribuent elles aussi. Cette couverture joue aussi un rôle d’écran au vent et à la pluie limitant ainsi l’érosion éolienne et hydrique et améliorant les conditions de culture.

Publié le 07 août 2016

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