Biocontrôle

Niveau d'echelle :

Synonyme(s) : Bio-contrôle

Equivalents étrangers : Biocontrol (en); Biocontrolador (es); Biocontrol (de)

Crédit photo : CC0 Pixabay
Définition :

Le biocontrôle consiste à utiliser des organismes vivants ou substances naturelles pour prévenir ou réduire les dommages causés par des organismes nuisibles (ravageurs, plantes adventices et pathogènes). On distingue 4 catégories d’approche de biocontrôle basées sur l’utilisation d’agent de lutte de type :

  • macro-organismes (insectes, nématodes)
  • micro-organismes (virus, bactéries ou champignons),
  • médiateurs chimiques (phéromones),
  • substances naturelles d’origine minérale, végétale ou animale.

Au cours du temps, trois types de lutte biologique ont été pratiquées. La plus ancienne est celle par acclimatation/introduction consistant à introduire l’ennemi naturel du ravageur, prélevé dans son habitat d’origine. Celle par augmentation repose sur des lâchers inondatifs ou sur des inoculations d’agent de lutte lorsque la population cible est élevée. La plus récente, celle par conservation, permet la préservation de la biodiversité par conservation des habitats. Elle assure la disposition de réservoirs biologiques très diversifiés dans les espaces agricoles.

Un règlement européen, le règlement CE n°1107/2009, a été mis en place afin de renforcer le niveau de protection de la santé humaine et de l’environnement, de simplifier les procédures réglementaires au sein de l’UE et d’introduire de nouvelles procédures visant à favoriser l’utilisation de produits naturels ou à faible risque dans le cadre de la protection des cultures. Il définit des nouvelles catégories de substances : substances de base (à ce jour, l’hydrochlorure de chitosane et la prêle) et les substances à faible risque (aucune à ce jour).

Le biocontrôle implique l’acquisition de nouvelles techniques et nécessite, pour l’agriculteur, d’être accompagné par un conseil, un établissement de recherche, un réseau d’expérimentation ou une chambre d’agriculture. Les risques biotiques d’une parcelle doivent être estimés au préalable pour définir les mesures prophylactiques à mettre en place. Ces actions stratégiques peuvent être complétées par des opérations tactiques. La lutte chimique doit être évitée à tout prix et n’être envisagée qu’en tout dernier ressort.

Toutes les filières peuvent bénéficier de l’utilisation de produits de biocontrôle, ce qui en fait un secteur en plein développement.

Publié le 04 juillet 2016
Exemples : Ainsi, par exemple, dans le monde du biocontrôle, la coccinelle est un « bioagent » qui traite des « bioagresseurs » comme les pucerons. D’autres organismes (macro et micro) et éléments (médiateurs chimiques comme les hormones, substances naturelles d’origine végétale, animale ou minérale) appartiennent à la famille des produits de biocontrôle. [Alimenterre]
Références bibliographiques :

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