Bien-être animal

Niveau d'echelle :

Equivalents étrangers : animal welfare (en); bienestar animal (es); Tierschutz (de)

Crédit photo : Camille Coste & Noémie Oggero, ENSAT
Définition :

L’ANSES, en 2018, définit le bien-être d’un animal comme « l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la situation par l’animal. Cette définition concerne l’ensemble des animaux qui vivent sous la dépendance des humains (élevage, compagnie, loisir, laboratoire).

Ici, la définition du bien-être animal s’applique plus particulièrement aux animaux d’élevage afin d’appréhender son rôle dans l’agriculture durable.

Les animaux sont des êtres sensibles, c’est-à-dire qu’ils peuvent éprouver des sensations physiques et psychiques et ressentir des émotions. À ce titre, le Farm Animal Welfare Council a publié dès 1979 le principe des « 5 libertés » (actualisé en 2009) qui énonce les conditions fondamentales de bientraitance pour assurer le bien-être d’un animal :

  • Absence de faim, de soif et de malnutrition,
  • Absence de stress physique et thermique,
  • Absence de douleur, de blessures et de maladie,
  • Absence de peur et de détresse,
  • Possibilité pour l’animal d’exprimer des comportements normaux de son espèce.

Au-delà du caractère sensible des animaux, l’expertise collective conduite récemment par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) révèle que les animaux sont dotés d’une conscience, c’est-à-dire qu’ils ont une expérience subjective de leur environnement et de leur relation avec cet environnement. Pour évaluer le bien-être et la qualité de vie des animaux, il est donc nécessaire d’aller au-delà de la bientraitance et de prendre en compte le ressenti des animaux.

La dimension agroécologique de l’élevage s’appuie sur le concept de « One welfare » où le bien-être des animaux, celui des éleveurs (satisfaction au travail, reconnaissance sociale…) et la protection de l’environnement sont interdépendants. Ainsi, les fortes attentes des citoyens incitent à repenser les systèmes d’élevage pour placer le bien-être animal au cœur d’une activité agricole durable.

Publié le 19 décembre 2018
Références bibliographique :

Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, et de l’environnement et du travail (Anses). 2018. Bien-être animal : contexte, définition et évaluation. Consulté le 10 octobre 2018.

CIWF France. Bien-être animal. Consulté le 10 octobre 2018.

Le Neindre P, Dunier M, Larrère R, Prunet P. (coord.). 2018. La conscience des animaux. Editions QUAE, Versailles, France. 120p.

Mormede, P., Boisseau-Sowinski, L., Chiron, J., Diederich, C., Eddison, J., Guichet, J.-L., Le Neindre, P., & Meunier-Salaün, M.-C. 2018. Bien-être animal : contexte, définition, évaluation. INRA Productions Animales, 31(2), 145-162.

Ministère de l’agriculture et de l’alimentation. 2018. 2016-2020 : une stratégie globale pour le bien-être des animaux en France. Consulté le 18 octobre 2018.

Organisation mondiale de la santé animale (OIE). 2018. Introduction sur les recommandations relatives au bien-être animal. Code sanitaire pour les animaux terrestres. Consulté le 20 octobre 2018.

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