Alimentation durable des animaux d’élevage

Niveau d'echelle :

Equivalents étrangers : (en) sustainable food for farmed animals

Définition :

L’alimentation durable des animaux d’élevage a comme finalité d’apporter des éléments nutritionnels, via des matières premières d’origine végétale constituant tout ou partie de la ration, de façon à répondre à : leurs besoins nutritionnels à savoir l’entretien, la croissance, la reproduction et les productions, leur santé ainsi que leurs comportements spécifiques, tout en s’inscrivant dans le cadre du développement durable.

Elle doit donc privilégier des modes de production, de transformation et de conservation des matières premières végétales, susceptibles de limiter les impacts négatifs sur l’environnement. Cela comprend par exemple la limitation de la consommation en eau, l’utilisation des intrants, l’émission de gaz à effet de serre, ou la contribution au problème d’acidification des sols ou d’eutrophisation des espaces aquatiques. La valorisation des coproduits et l’amélioration de la gestion de la fertilisation sont des solutions. Ces matières premières doivent respecter la physiologie de l’animal (ex : besoin en fibres chez les herbivores), stimuler la santé (ex : teneur en vitamines et minéraux), éviter les substances toxiques (ex : xénobiotiques et mycotoxines) et contribuer à la production de produits de qualité pour le consommateur (ex : teneur en oméga-3). Dans une perspective socio-économique, il est également important de privilégier des matières premières locales d’origine végétale qui ne concurrencent pas celles utilisées en alimentation humaine. De ce point de vue, une valorisation des coproduits végétaux ou issus d’industries agro-alimentaires et des prairies est intéressante.

Elle doit aussi privilégier le comportement alimentaire naturel des animaux (ex : pâturage pour les ruminants et graines entières pour les volailles) participant ainsi au respect du bien-être animal.

Enfin, pour être durable, l’alimentation des animaux d’élevage doit conduire à un coût de production financièrement soutenable pour l’agriculteur, notamment en diminuant le coût alimentaire et/ou en permettant une meilleure valorisation de ces produits d’élevages durables.

Publié le 19 décembre 2018
Références bibliographiques :

Académie des technologies. 2016. Q6 – Faut-il consommer moins de viande ? In 10 Questions à Pierre Feillet «Comment bien se nourrir en respectant la planète et notre santé ? ». pp 53-61. EDP Sciences 143p.  ISBN : 978-2-7598-2084-9

Duralim. Charte d’engagements. 1p.

Mouraud E. 2016. 5e Congrès mondial feed&food : l’alimentation animale cruciale pour une production durable. La Revue de l’alimentation animale 698 – Juillet-août 2016.

Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). 2010. Vers un élevage plus durable.

Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale (SNIA). 2010. 10 engagements pour l’avenir. 2p.

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