Gestion durable de la matière organique du sol
Ensemble de pratiques employées visant à accroître ou maintenir la quantité de matière organique des sols agricoles à travers la gestion des flux de composés organiques qu’ils soient entrant (apport de biomasse au champ) ou sortant (dégradation).
L’apport de biomasse au champ peut être faite par la restitution des composés organiques produits sur la parcelle comme les résidus de récolte, l‘introduction de cultures intermédiaires dans les rotations et l’apport des déjections animales par le pâturage. Ces apports peuvent être également produits en dehors de la parcelle (fumiers, composts et autres amendements carbonés).
La dégradation de cette biomasse est influencée par les pratiques agricoles et en particulier le travail du sol. Ainsi les pratiques telles que le labour, impliquent une mise en contact direct de la matière organique avec le sol, ce qui accélère leur dégradation et leur répartition homogène dans le profil de sol. A l’inverse, les techniques simplifiées sans retournement, comme le semis-direct sous couvert végétal, favorisent une dégradation lente des composés carbonés et leur accumulation à la surface du sol.
A court terme, la gestion de la matière organique du sol permet la nutrition minérale des végétaux par la minéralisation de la biomasse. A plus long terme, la matière organique participe à l’amélioration de la structure du sol, à sa porosité qui participe aux transferts d’eau dans le sol mais aussi à la fertilité chimique du sol.
Ainsi, la gestion de la matière organique des sols agricoles visant l’augmentation de son stock est une pratique agroécologique, composante essentielle de l’agriculture de conservation.

Références à explorer
De Carne Carnavalet C. 2021. Biologie du sol et agriculture durable : Une approche organique et agroécologique. 2ème édition, Edition France Agricole. 272p.
Calvet R. 2013. Le sol, propriétés et fonctions. 2ème édition, Edition France Agricole, 608p.
Calvet R., Chenu C., Houot S., 2015. Les matières organiques des sols : Rôles agronomiques et environnementaux. 2ème édition, Edition France Agricole, 347p.
Felix I. 2015. Le Dossier : Matière organique : une ressource à valoriser. Perspectives agricoles, 423, pp. 47-64.
Tavernier C. 2005. La matière organique, génératrice de vie des sols. PHM, Revue horticole, 474, pp. 35-39.
Thiery C. 2014. Pour des sols fertiles : de nouveaux enjeux et des pratiques à changer. Lien horticole, 883, pp 10-11.



Louis de la Motte
Je pense qu’il serait utile pour le lecteur de faire un rappeler que carbone organique et matière organique sont un peu près la même chose (en tout cas en terme de mesure). Ça pourrait aider le lecteur à faire le liens entre ces deux notions. Par ailleurs, la définition pourrait mieux rappeler les multiples rôles de la matière organique (pe dans une autre définition ?)
Sabine Arbeille
administrator
Bonjour, je vous remercie de votre commentaire. Effectivement le choix a été fait, pour cette définition, de ne pas définir ce qu’est la matière organique mais son mode de gestion. Nous étudierons la possibilité d’inclure le terme « matière organique » en tant que tel dans le comité éditorial. Cordialement,
KABORE Désiré
Une définition très clair et facilitant la compréhension.