Agriculture biologique
Est un mode de production basé sur des pratiques agricoles excluant l’utilisation de biocides de synthèse et des organismes génétiquement modifiés (OGM) ou des produits obtenus à partir d’OGM.
Elle cherche à limiter son impact environnemental en réduisant sa consommation d’intrants et d’énergie fossile en valorisant les processus naturels tels que le recyclage des matières organiques. Elle a pour ambition de respecter le vivant depuis les microorganismes du sol jusqu’à l’être humain sans oublier les agroécosystèmes qu’elle sollicite. Plusieurs méthodes préventives peuvent être employées en AB : les rotations culturales, la prophylaxie, la lutte biologique par conservation et gestion des habitats ; elles permettent de limiter les pressions dues aux bio-agresseurs ou la baisse de rendements. Les pesticides (d’origine biologique ou minérale) utilisés doivent respecter les autorisations liées à la réglementation.
Concernant l’élevage, les animaux doivent être conduits en respectant une faible densité de chargement d’effectifs à l’hectare, nourris avec une alimentation d’origine biologique, soignés sans antibiotiques (sauf danger pour l’animal, auquel cas celui-ci sera retiré temporairement ou définitivement de la chaine de consommation bio) et leur bien-être doit être considéré grâce à une obligation de respect des conditions naturelles de vie, par exemple pâturage pour les bovins.
Le premier règlement européen à reconnaitre officiellement ce mode de production apparaît en 1991. Deux textes européens viennent règlementer l’agriculture biologique à partir du 1er janvier 2009 : les règlements CE de 2007 et 2008. Des modifications de ces règlements ont lieu régulièrement et la dernière version en date est le règlement européen (UE) 2018/848. Le règlement européen (UE) 2021/1165 donne la liste des produits autorisés (fertilisants, pesticides, additifs…). L’INAO (Institut national des appellations de l’origine et de la qualité) est le garant de l’application du cahier des charges européen et rédige un guide de lecture à destination des acteurs français.
Le contrôle du respect du règlement est effectué par l’un des organismes agréés par les pouvoirs publics depuis la production jusqu’à la commercialisation en passant par la transformation. Ces contrôles permettent l’obtention de la certification européenne (logo obligatoire) et du label français AB (facultatif) garantissant le bon respect des règles inscrites dans le cahier des charges. Ce mode de production s’inscrit dans le processus de transition agroécologique. Il tente de répondre aux enjeux alimentaires et environnementaux actuels en intégrant des principes de l’agroécologie qui visent à maintenir une alimentation durable et de qualité.

Références à explorer
Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique – L’agence BIO. L’agriculture biologique : une réglementation européenne. Site web consulté le 28 mai 2025.
Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique – L’agence BIO. Le bio en quelques mots. Site web consulté le 4 avril 2025.
Commission européenne. 2016. L’agriculture biologique en bref. Site web consulté le 4 avril 2025.
Bouttes M., Mansat A. 2018. Huit portraits d’éleveurs en conversion à l’agriculture biologique : une série de témoignages sur les motivations et stratégies de conversion à l’AB. Projet de thèse de Maëlys Bouttes dirigé par Guillaume Martin (INRAE). Contributeurs : INRAE, Chambre d’Agriculture de l’Aveyron, APABA. [Vidéos]. Site web consulté le 28 mai 2025.
Institut national de l’origine et de la qualité (INAO). Agriculture biologique. Site web consulté le 4 avril 2025.
Ministère de l’agriculture et la souveraineté alimentaire. 2023. « La certification en agriculture biologique ». Site web consulté le 4 avril 2025.


